Ze Temple du Goût. 20;
Mais la Critique ayant lu, par malheur pourlui, quelques pages de son Enéide en VersFrançais , le renvoya aíî'ez durement, & laidsvenir à fa place Me. de la Fayette (21) , quiavoit mis sous le nom de Serrais le Romanaimable de Zaïde, & celui de la Princessede Cléves.
On ne pardondfe pas à Peliffon , d’avoir ditgravement tant de puérilités dans son Histoirede l’Académie Française, & d’avoir rapportécomme des Bons-mots, des choses assez gros-stéres (22). Le doux, mais faible Pavillon,fait la cour humblement à Madame Des-houliéres, qui est placée fort au-dessus de lui.L’inégal Saint - Evremond (23) n’ofe parlerde Vers à personne. Balzac assomme de lon-gues phrases hyperboliques, Voiture (24) &Benferade, qui lui répondent par des pointes& des jeux de mots , dont ils rougissent eux-mêmes le moment d’après. Je cherchois lefameux Comte de Bujsy. Me. de Sévignê,qui est aimée de tous ceux qui habitent leTemple, me dit que son cher Cousin , hom-me de beaucoup d’esprit, mais un peu tropvain, n'avoir jamais pu réussir à donner auDieu du Goût cet excès de bonne opinionque le Comte de Bujsy avoir de Meísire Ro-ger de Rabutin.
Bujsy, qui s'estíme & qui s’aíme,
Jusqu’au point d’en être ennuyeux,
Est