ç,i % Le Temple du Goût.
s’il n’avoit écrit que pout lui , & non poufses Libraires. (31)
Enfin, on nous fit passer dans l’intérieutdu Sanctuaire. Là, les Mistéres du Dieu furentdévoilés : là, je vis ce qui doit servir d’exem-ple à la Postérité ; Un petit nombre de vérita-blement grands Hommes , s’oçcupoient à cor-riger ce? fautes de leurs écrits excellens, quifer oient des beautés dans des écrits médiocres.
L’aimable Auteur du Télémaque retran-choit des répétitions, & des détails inutilesdans son Roman Moral, & rayois le Titre dePoème Epique, que quelques zélés indiscretslui donnent ; car il avoue sincèrement, qu’iln’y a point de Poème en Prose.
L’éloquent Bossuet vouloir bien rayer quel-ques familiarités échapées à son génie vaste ,impétueux & facile, lesquelles déparent unpeu la sublimité de ses Oraisons Funèbres ; & ilest à remarquer qu’il ne garantit point tout cequ’il a dit de la prétendue sagesse des ancienségyptiens.
Ce grand, ce sublime Corneille ,
Qui plut bien moins à notre oreille,
Qu’à notre esptit qu’il étonna :
Ce Corneille qui crayonna (31)
L’Ame d’Auguste, de Cinna ,
De Pompée 8c de Cornélie,
Jettoit au feu sa Pulchérie,
Agélîlas Sc Suréna,ft facrifioit, sairs faiblesse.
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