IDYLLES.
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T H Y R S 1 S.
C’est en-vain, disait Thyrsis en soupirant sa peine,c’est en - vain, Nymphes propices , que vous repandésune fi douce fraîcheur fous ces ombres. Ce n’est pas
pour moi , que vos urnes versent leur onde limpide às abri de ces berceaux. Je languis , helas ! comme onlanguit aux ardeurs des jours de la moisson : Assis aupied de la colline fur laquelle repose la cabane de Chloé,je répétais à fecho un air tendre. Le sommet de la col-line est ombragé par un jardin fruitier , qu'elle mêmecultive. A mes cotés tombait en murmurant le ruisseauqui serpente à travers le verger. Souvent dans ses on-des , elle rafraîchit ses mains & ses joués de roses ... Sou-dain jêntendis le bruit du verrou qui ferme la porte du
jardin. Chloé en sortit, un doux Zephir se jouait dansfa blonde chevelure. Qu’eìle était belle ! Dans l’une desses mains elle tenait une jolie corbeille remplie des plusbeaux fruits ; de l’autre, (la pudeur veille , lors mêmequ'elle ne soupçonne aucun témoin ^ de sautre elle ser-
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