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dans quelle disposition d’ame je metrouvois relativement à l'état actuel deschoses, au moment ou je repartis pourla France. C’étoit au commencementde Septembre 1795 ; car, il importe au-jourd’hui plus que jamais de marqueravec exactitude la datte de ses obser-vations. J’entrai sur le territoire de lanouvelle République par Bourglibre,Groskemps, et je gagnai la route deNancy, qu’on m’avoit indiquée commela meilleure à tous égards, pour l’en-tretien des chemins, pour la commoditédes auberges et pour le service des pos-tes ; on y trouve en effet des chevauxpar tout, il ne s’agit que de les atten-dre avec patience et de les payer de