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Sous certains rapports, j’ai trouvé la par-tie de la France que j’ai parcourue , fortchangée ; sous d’autres, je me suis éton-né souvent qu’elle le fut si peu. Quoiqueles dévastations du torrent révolutio-naire se soient répandues par tout, etsouvent avec la rapidité la plus incroia-hle , il est des contrées où elles n’ontlaissé presque aucune trace funeste.J’ai traversé des villages , des villes ,peut-être même des cantons entiers,où, se soumettant aux formes nouvel-les , sans passion comme sans mur-mure , l’influence heureuse de quelqueshommes de bien , de quelques familles