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prévu, jusqu’où la révolution conduirait laFrance, cet honneur appartient sans doute àl’abbé Sieyes. Quoiqu’il ait eu plus ou moinsde part à tout, comme tout ne s’est pas faitpar lui, ni précisément comme sa logique l’a-voit arrangé, l’avoit conçu, je doute s’ilest un homme en France, parmi les plusviolens aristocrates même, qui, dans sonintérieur, soit plus mécontent de tout queL’abbé Sieyes,
(26!) Peut-être seroit-il difficile cependantd’imaginer deux règnes de suite plus propres àpréparer une révolution républicaine, que celuide Louis XV et de Louis XVI. Et, ce ne futpas seulement par les fautes de leur conduitepolitique, par le désordre de leurs finances,par l’ineptie et la versatilité de leurs ministres,que ces deux Princes contribuèrent si puis.'