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Jugemens Souverains Rendus En L'Année 1672 Par les trois Estats de la Souveraineté de Neuf-Chatel & de Vallengin en Suisse: Au Profit de Madame la Duchesse de Longueville, Curatrice de Monsieur le Duc de Longeville son fils Contre Madame la Duchesse de Nemours
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*Traduótion d*Allemand en François,dece queAiichel S tecks de Berne a écrit dam le s. Z/-la seconde partie de ses Annales deSuisse , au fui Ile 1 1S1 . touchant le différendpour la(uccefion duComtéde Neuf-thaJleL

P Endant le cours de ces choses, ceux de Berne estoientnotablement occupez au sujet du Comté de Neuf-Chastel , car François dOrleans Duc de Longuevillè 3cComte de Neuf-Chastel estant mort , quelques annéesauparavant, le Duc de Nemours Sc la Marquise de Rothe-lin au nom de son fils, comme les plus proches herbiers,furent suivant lusance accûtumée du pais, mis en posses-íìon à Neuf-Chastel pœrdevuwtla Iufiice suprême , ou le sieurdeMarcheferriere au nom de la Reine veuve dEcosse,com-me mere de feu le Duc de Longueville, demanda linve-stiture de ce Comté , lequel de méme maniéré , nonob-stant toutes les contradictions des Ambassadeurs des sus-dites parties, fut à la vérité mis aussi en possession , toute-fois fans préjudice des droits dautruy: mais linvestiture luyfut absolument refusée par la susdire Justice. Cest pour-quoy la susdite Reine fist citer la Marquise de RothelinàParis, pour y poursuivre son droit prétendu , si bien queladite Marquise contrainte par la nécessité , envoya sonAmbassade à Berne , afin quon luy aida a conserver lesdroits du Comté de Neuf-Chastel, quon ny permit pascette maniéré nouvelle de proceder , 3c quon intercédâtpour elle amiablement auprès de Sa Majesté. Ainsi ceuxde Berne en faveur de la Marquise, ninformerenr pas feu-lement le Roy j mais aussi le Connestable, du droit & de laCoutume du Comté de Neuf-Chafiel , &r combiçh la procé-dure tenue pardevant le Parlement de Paris estoit con-traire arx alliances Helvétiques ; surquoy le Roy par unelettre adressée à ceux de Berne, témoigna quil nestoit pas