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*Traduótion d*Allemand en François,dece queAiichel S tecks de Berne a écrit dam le s. Z/-la seconde partie de ses Annales deSuisse , au fui Ile 1 1S1 . touchant le différendpour la(uccefion duComtéde Neuf-thaJleL
P Endant le cours de ces choses, ceux de Berne estoientnotablement occupez au sujet du Comté de Neuf-Chastel , car François d’Orleans Duc de Longuevillè 3cComte de Neuf-Chastel estant mort , quelques annéesauparavant, le Duc de Nemours Sc la Marquise de Rothe-lin au nom de son fils, comme les plus proches herbiers,furent suivant l’usance accûtumée du pais, mis en posses-íìon à Neuf-Chastel pœrdevuwtla Iufiice suprême , ou le sieurdeMarcheferriere au nom de la Reine veuve d’Ecosse,com-me mere de feu le Duc de Longueville, demanda l’inve-stiture de ce Comté , lequel de méme maniéré , nonob-stant toutes les contradictions des Ambassadeurs des sus-dites parties, fut à la vérité mis aussi en possession , toute-fois fans préjudice des droits d’autruy: mais l’investiture luyfut absolument refusée par la susdire Justice. C’est pour-quoy la susdite Reine fist citer la Marquise de RothelinàParis, pour y poursuivre son droit prétendu , si bien queladite Marquise contrainte par la nécessité , envoya sonAmbassade à Berne , afin qu’on luy aida a conserver lesdroits du Comté de Neuf-Chastel, qu’on n’y permit pascette maniéré nouvelle de proceder , 3c qu’on intercédâtpour elle amiablement auprès de Sa Majesté. Ainsi ceuxde Berne en faveur de la Marquise, n’informerenr pas feu-lement le Roy j mais aussi le Connestable, du droit & de laCoutume du Comté de Neuf-Chafiel , &r combiçh la procé-dure tenue pardevant le Parlement de Paris estoit con-traire arx alliances Helvétiques ; surquoy le Roy par unelettre adressée à ceux de Berne, témoigna qu’il n’estoit pas