de M. Joli. ^
«ette forts , Ce quand Mr. de Beaufort rentra lefoir dans la Ville , on alluma des chandelles àtoutes les fenêtres des rues où il pafia, le mondecriant Vive Biaufort.
Le Marquis de Noirmoutier amena encore unautre convoi, par la vallée de Gros-bois avec af-fez de peine , parce que les troupes qu’il avoitpoftées pour favorifer fon pafiage, étoient fortiesdu lieu où il les avoit mifes, pour charger quel-ques Efcadrons du parti contraire. Le Marquisde Silleri fut pris dans cette occafion, & le Prin-ce de Marfillac y fut hleffé dangereuiement avecle Comte de Rohan.
On fit encore une autre fortie prefque généra-le du cîté des Portes de St. Denys & de Sr.Martin pour faire entrer un convoi de bled &autres provifions, fi nombreux que les charrettesne celîerent de defiler nuit & jour pendant deuxfois 14. heures. Le Marquis de Noirmoutier quiavoit la tête de tout s’étant avancé jufqu a Dam-martin , & le Marquis de la Motte jufqu’à Gon- •neflfe, mais tout cela fut fort mal diftribué.
Le Marquis de la Eoulaye fit aulîi entrer quel-ques petits convois, & quoi qu’il fie fut pas efti-mé des gens de guerre il ne laiffoit pas d’être fortagréable au Peuple.
Enfin les Généraux s’aviferent de faire unCamp à Villejuif , où l’on mit la plûpart destroupes, le relie étant dans les Villages voifins, &particulièrement au Port à l’Anglois pour la dé-fenfe d’un Pont de batteaux qu’on avoit conftruitfur la Riviere de Seine.
Voila les principales aérions de guerre, qui fefirent durant le fiege de Paris par les troupes de laVille. Celles du Roi ne furent pas beaucoup plusimportantes. Après s’être rendus Maîtres de Lagnik de Brie-Comte-Robert, Mr. le Prince attaqua
Cha-