T E M. J O I !. .
main à Mr. le Prince det Cpnti de lui donnerentrée au Confeil du Roi & un Gouvernementde Place , de à Mr. le Duc de Longueville leGouvernement du Pont de l'Arche, au Duc d’El-beuf une fomme d’argent & un Domaine con-fiderable en Normandie, & au Duc de Bouillonfatisfaélion emiere fur les prétentions, & au Prin-ce de Mar/illac des Lettres de Duc &Pair, ce quifacilita la réconciliation de Madame de Longue-ville avec Mr. le Prince , après quoi la paix nereçut plus aucune difficulté , & le premier Préli-dent à fon retour avec les autres Députez, rappor-ta une Déclaration du Roi qui fut vérifiée le r.Avril 1648 , portant amniftie générale pour tousceux qui avoient été dans le parti, fpecialementpour le Marquis de Noirmoutier, deLaigues, leComte de Fiefque, St. Ibal, la Sauvetat & la Bou-laye, fans faire aucune mention du Cardinal Ma-zarin, qui demeura, comme il étoit, le maîtrede toutes les affairés & en état de fe vanger à fadifcretiondu Coadjuteur St du Duc de Beau fort,qui avoient paru les plus affectionnez au parti, Scfans aucun intérêt.
Commela paix ne fit avoir à aucun des partistous les avantages qu'on s'étoit promis, ce ne futproprement qu’une fufpenlion d’armes , & nul-lement d’intrigues & de Cabales. Les Frondeurs»e pouvoient fouffrir le Cardinal Mazarin enplace, ils apprehendoient fes reffentimens, & pours’en défendre ils tâchoient d’entretenir l'animolitédans les efprits. Le Cardinal de fon côté tàchoitde rétablir fon crédit, efperantque le tems lui four-nirait les occafions de fe vanger : mais ce qtfil’inquiétoit davantage étoit l’autorité que Mr. lePrince avoit prife dans les Confeils pendant la guer-re dont il apprehendoit les fuites. Mr. le Princenullement difpofé à en fouffrir la diminution pré-D 3 tendait