j ! i Mémoires
Coigneux ne laifferent pas d’infilter encore fur tmeConférence de S. A. R. avec la Reine : maisleurs Remontrances n’eurent point d'effet , nonplus que les Conclufions de l’Avocat général, quicommença à dire fort gravement que les Edip-fes des Corps céleftes n’arrivoient point que parl’interpofition des Corps étrangers ; ce qui fit ju-ger qu'il alloit conclurre rigoureufement contre leCardinal, mais il tomba tout d’un coup en priantS. A. R. de conférer avec la Reine. 11 voulutsuffi faire la grimace de pleurer comme le pre-mier Préfident ; mais ce jeu fut traité, commei! le méritoit, de badin & de ridicule. Le pre-mier Préfident n’en demeura pas-là, il revint en-core à la charge avec fes mêmes artifices, & dità Mr. le Due d’Orléans, Ah ! Monfieur, toutei, la Compagnie voit manifeftement que votre„ cœur eft ému: au nom de Dieu, Monfieur, au„ nom du Roi & de l’Etat , ne préférez point,, les voyes extrêmes , vous ferez plus par vos„ raifons fur la Reine que toutes ces Affemblées.Mais ayant malheareuiement avancé qu’il ofoitrépondre de la liberté des Princes , qu’ils étoientpeut-être déjà libres, que le Maréchal de Gram-mont étoit parti exprès pour cela , & que la Rei-ne lui avoir commandé d’en affurer la Compa-gnie: S. A. R. lui répondit, M. le premier Pré-fident , vous en favez donc plus que moi , cartout ce que je fai là-deffus, c’eft que le Maréchalde Grammènt eft allé feulement pour négocierfans aucun pouvoir, pour la Liberté des Princes.Ainfi le premier Préfident ayant perdu toute efpe-rânce , commença à prendre les avis qui furent,fuivant l'ufage des grandes Affemblées j entremê-lez de bonnes chofes, 8t de quantité de bagatel-les. Tout le monde s’attendoit que le Coadju-teur alloit faire «ne Apologie dans les formes pour