de M. Jon. nj
nant Général de la Couronne. Ainfi le Parlementordonna dérechef que très-humbles remontrancesferoient faites à la Reine , fk que Mr. le Ducd’Orléans ferait remercié de la proteétion , qu’ildonnoit à la Compagnie,
Les chofes étant dans cet état, le Cardinal ju-gea bien qu’il falloit fe réfoudre à faire de lui-mê-me ce que dans la fuite il aurait été obligé de fai-re par force, en fe retirant fagement pour éviterles infultes fâcheufes qui lui auroient pu arriverdans un tumulte. Ayant donc communiqué cedeffein à quelqu’un de fes confidens, il y en eutqui lui confeilloient d'emmener le Roi Scia Reine#& de fe moquer enfuite de toutes les délibéra-tions du Parlement en fe mettant à la tête d’uneArmée qui réduirait les Partifans des Princes àla neceffité de venir à lui pour folliciterleur liber-té, dont il demeurait toujours le maître. On luiavoit donné le même Confeil après la bataille dèRethel, & s’il l’eût fuivi dans ce tems-là il auraitcertainement bien embarraiTé fes ennemis , quiétoient desunis & mécontens les uns des autres.Mais ce Miniftre étant enivré de la viâoire 6cdes avantages, qu’il avoit remporté en Norman-die , en Bourgogne & en Guienne, il crut qu’illui ferait aifé de réduire l’un des partis en s’atta-chant à l’autre, après quoi rien ne lui réfifteroit ;ce qui n’arriva pas comme il fe l’étoit imaginé.Quoi qu’il enfoit, les affaires ayant changé defa-ce , il ne lui étoit plus ni fûr ni poffible de pren-dre ce parti, fes ennemis ayant pris des mefurespour l’en empêcher, 8t ayant fait venir de touscotez des gens de guerre qui montoient à chevaltoutes les nuits, & faifoient des rondes conti-nuelles autour du Palais Royal.
Mr. le Duc d’Orléans autorifoit toutes ces pré-cautions, & fe tenoit lui-même prêt à monter àH % che-