1 Mémoires„ droit fort defagréable , en les afiujettifïant au„ caprice de tant de Maîtres. Il y a une excep-„ tion à faire dans cette rencontre , il s’agit de,, leloignement de quelques Sujets qui ne peut,, être que trop utile en levant les ombrages,,, qu’on pourroit prendre pour le retour de Mr.,, le Cardinal, qui même a été propofé à cette„ Compagnie par S. A. R. dont les intentions„ toutes pures pour le bien de l’Etat 8t pour le,, fervice du Roi, font connues de toute l’Euro-„ pe. Il faut efperer de la prudence de leurs„ Majeftez, 8z de la fage conduite deM.le Duc,, d’Orléans, que les foupçons feront diffipez, &„ que nous verrons bien-tôt l’union rétablie dans„ la Maifon Royale, fuivant les vœux de tous les„ gens de bien qui n’ont travaillé à la liberté des„ Princes que dans cette vue. Trop heureux„ d'y avoir pû contribuer en quelque façon par,, leurs fuffrages. Pour former donc, mon,, opinion, je fuis d’avis de déclarer criminels &„ perturbateurs du repos public ceux qui négocie-„ ront avec Mr.le Cardinal Mazarin & pour fon„ retour, de quelque maniéré que ce puilfe être,„ de fuplier S. A. R. de s’employer auprès de„ la Reine * pour éloigner de la Cour les créatu-„ res de Son Eminence, qui ont été nommées,„ & de remercier S. A. R. des foins qu’il con-„ tiriue de prendre pour la réunion de la Maifon„ Royale, fi néceffaire pour le bien de l’Etat ôc,, le repos public.
CeDifcours du Coadjuteur fut aprouvé de toutle monde, les amis de Mr. le Prince n’y pouvanttrouver à redire , puifqu’il tendoit à lui donner lafatisfadion qu’il defiroit , 6c la Cour ayant fortapplaudi à la hauteur avec laquelle il avoit redrel-fé la conduite de S. A. Mr. le Duc d’Orléans euta.ufü lieu d’être coûtent de maniéré avec la-