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tes, il ajoûta qu'il falloit qu’eiles fuflent éloignéesfans efperance de retour ; ce qui déplut beaucoupà toute l’Aflemblée, comme fine marque trop fen-fible d’un delfein prémédité de former toujoursdes difficultez. On trouva auiii tort mauvais queMr. le Prince fut reçu au_Parlement fans avoirvù le Roi : le premier Président l'exhorta fort dele faire, 8c fur cela ils eurent quelques paroles, S.A. foutenant qu’il n’y avoit point de fûreté pourlui, 8c qu'avant fa prifon on lui avoit donné beau-coup^ d'alTurances femblables, qui n’avoient pasempêché qu’on ne l’arrêtât; de forte qu’il retour-na coucher à St. Maur, fans avoir vit leurs Ma-jeftez. Quoique dans la fuite la Reine rendît leParlement dépoiitaire de la parole qu’elle donnoitpour la fûreté de fà perfonne , il ne voulut points’y fier, ni aller rendre fes refpeéts au Roi, bienqu’il rencontrât un jour S. M. au Cours, où quel-ques-uns dirent qu’il étoit allé exprès, lleftvrai queM. le Prince s’en eft toûjours fort défendu : cela nelaiffa pas d’être bien relevé par Mr. le premieïPréfident, 8c la cliofé alla fi avant un jour, fur larencontre au Cours, que ce Magiftrat lui dit qu’ilfembloit qu’il vouloit élever autel contre autel.Mr.le Prince répondit t en l’interrompant, qu’ilne pouvoit laitier patfer cette parole ; qu’il favoitle refpeft qu’il devoit au Roi, qu’il n’y manque-rait jamais , quand il pourrait s’y rendre fans rif-que, 8c que ce n’étoit point élever autel contreautel , que de demander des furetez dans l’étatoù étoient les chofés , les créatures du CardinalMazarin ayanttous les jours des commerces publicsavec lui, 8c les nommez Berthet, Brachet, Sil-hon , 8c Ondedei faifant des voyages continuelsi Cologne où le Cardinal s’étoit retiré. Outréqu’il étoit bien averti qu’on a'mit fait depuis peudes Affemblées, où on avoit refolu de l’arrêter uneTime I. K fe-î