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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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LÉTOURDI,

MASCARILLE.

Quoi?

LÉL1E.

Voici bien des affaires ;Jai dans ma passion toutes choses contraires :Léandre aime Célie, et, par un trait fatal,Malgré mon changement, est toujours mon rival.

MASCARILLE.

Léandre aime Célie !

LÉUE.

Il ladore, te dis-je.

Tant pis.

MASCARILLE.

LÉLIE.

Eh, oui, tant pis; cest ce qui mafflige.Toutefois jaurais tort de me désespérer ;

Puisque jai ton secours, je puis me rassurer;

Je sais que ton esprit, en intrigues fertile,

Na jamais rien trouvé qui lui fût difficile ;

Quon te peut appeler le roi des serviteurs ;

Et quen toute la terre...

MASCARILLE.

Eh ! trêve de douceurs.

Quand nous faisons besoin, nous autres misérables,Nous sommes les chéris et les incomparables ;

Et dans un autre temps, dès le moindre courroux,Nous sommes les coquins quil faut rouer de coups

LÉL1E.

Ma foi ! tu me fais tort avec cette invective.

Mais enfin discourons un peu de ma captive :

Dis si les plus cruels et plus durs sentimentsOnt rien dimpénétrable à des traits si charmants.Pour moi, dans ses discours, comme dans son visageJe vois pour sa naissance un noble témoignage ;

Et je crois que le ciel dedans un rang si basCache son origine, et ne len tire pas.

MASCARILLE.

Vous êtes romanesque avecque vos chimères.

Mais que fera Pandolfe en toutes ces affaires ?

Cest, monsieur, votre père, au moins à ce quil dit :Vous savez que sa bile assez souvent saigrit ;

Ouil peste contre vous dune belle manière,

Quand vos déportements lui blessent la visière.

Il est avec Anselme en parole pour vous