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ACTE III, SCÈNE IV.
MASCARILLE à part.
Encore ! Il va tout découvrir.
LÉLIE.
Quand j’aurais volonté de le battre à mourir,
Eh bien 1 c’est mon valet.
LÉANDRE.
C’est maintenant le nôtre.
LÉLIE.
Le trait est admirable ! Et comment donc le vôtre ?
LÉANDRE.
Sans doute...
MASCARILLE bas à Lélie.
Doucement.
LÉLIE.
Hem I que veux-tu conter ?
MASCARILLE à part.
Ah ! le double bourreau, qui me va tout gâter,
Et qui ne comprend rien, quelque signe qu’on donne !
LÉLIE.
Vous rêvez bien, Léandre, et me la baillez bonne.
Il n’est pas mon valet ?
LÉANDRE.
Pour quelque mal commis,Hors de votre service il n’a pas été mis ?
LÉLIE.
Je ne sais ce que c’est.
LÉANDRE.
Et, plein de violence,
Vous n’avez pas chargé son dos avec outrance ?
LÉLIE.
Point du tout. Mot, l’avoir chassé, roué de coups ?Vous vous moquez de moi, Léandre, ou lui de vous.
MASCARILLE à part.
Pousse, pousse, bourreau ; tu fais bien tes affaires.
LÉANDRE à Mascarille.
Donc les coups de bâton ne sont qu’imaginaires !
MASCARILLE.
Il ne sait ce qu’il dit ; sa mémoire...
LÉANDRE.
Non, non,
Tous ces signes pour toi ne disent rien de bon.
Oui, d’un tour délicat mon esprit te soupçonne.
Mais pour l’invention, va, je te le pardonne. <C’est bien assez pour moi qu’il m’a désabusé,