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Études ou discours historique sur la chute de l'empire romain : la naissance et les progrès du Christianisme, et l'invasion des barbares / par M. le Vicomte de Chateaubriand
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HISTORIQUES. 179

ia cinquième, eelle des Septante ; la sixième, le texte hébreude Théodosion.

Les Octaples avaient deux colonnes de plus, composées dedeux versions grecques : Tune trouvée à Jéricho par Origène lui-même , lautre à Nicopolis en Épire. Lidiome des maîtres dumonde nétait pas employé dans cet immense travail. Quelquesversions latines, faites sur la version des Septante , suffisaientaux besoins de lÉglise de Rome et des autres Églises dOcci-dent. Les Grecs sobstinaient à regarder la langue de Cicéroncomme une langue barbare.

Les conciles se multipliaient, soit pour les besoins de lacommunauté chrétienne, soit pour régler la discipline et lesmœurs, soit pour combattre lhérésie. Cyprien, jeune encore ,faisait entendre sa voix à Carthage : homme dont léloquencefleurie devait inspirer léloquence de Fénelon, comme la pa-role de Tertullien animer la parole de Bossuet.

Tout sagitait parmi les barbares : les uns sassemblaientsur les frontières, les autres sintroduisaient dans lempire,ou comme vainqueurs, ou comme prisonniers, ou commeauxiliaires. Les chrétiens augmentaient également en nombre,et étendaient leurs conquêtes parmi les conquérants.

* Maxime et Balbin se trouvèrent empereurs après la mort deMaximin ; le premier était environné dun corps de Germainsqui lui étaient attachés comme les Suisses et les gardes écossaisesà nos rois. Les prétoriens en prirent ombrage ; ils napprou-vaient point une élection uniquement due au sénat. Ils coururentaux armes dansletemps que la ville était occupée des jeux capito-lins des empereurs, arrachés de leurs palais, furent égorgés aveciesoutrages jadis prodigués à Vitellius. U y avait dans les archivesde lÉtat des précédents pour toutes les espèces de meurtres etde vices. Maxime, fils dun serrurier ou dun charron, était unhomme brave, habile dans la guerre, modéré, et si sérieuxquon lavait surnommé le Triste. Balbin, dune famille qui pas-sait pour noble, sans être ancienne , était doux et affable : ondisait du premier quil faisait accorder ce qui était ; et du

* Maxime et BiMix, emp. Fabien , pape. An de J. C. 25s.