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ÉTUDES
rés d’elle par Cotualde; les Goths, fils des conquérants de laScandinavie, dont ils avaient peut-être chassé les Ombres,avaient étendu leur domination sur une partie des autres bar-bares, les Bastarnes, les Venèdes, les Saziges, les Roxolans,les Slaves ou Vandales ou Ksclavons, les Antes et les Alains,originaires du Caucase 1 . Odin, leur premier législateur, futaussi leur dieu de la guerre, à moins qu'on ne suppose deuxOdin : en le plaçant dans le ciel, ils ne firent qu’une seule etmême chose de la loi et de la religion. Odin avait un temple àUpsal, où l’on immolait tous les neuf ans deux hommes etdeux animaux de chaque espèce, si toutefois Odin, Upsal etson temple existaient dans ces temps reculés % ou si même ilsont jamais existé.
1 Consultez, pour eette histoire embrouillée des barbares, Bayer, Gatterer,Adelung, Schlœzer, Reineggs, Malte-Brun, etc., etc. Ces savants hommes ontdes systèmes contradictoires : l’un ne voit en Germanie que des Suéves et desnon Suèves; l’autre veut que les Slaves soient les Vandales ; celui-ci fait des Sla-ves des Venèdes, et reconnaît des Slaves mêlés et des Slaves proprement dits.Les Suèves deviennent des Allamans, les Allemands d'aujourd’hui, etc., etc. Aumilieu de tout cela, il faut encore trouver place pour le système parla divi-sion des langues, la race linnoise, caucasienne, que sais-je? J’ai présenté iciau lecteur, et dans Y exposition de ce diseours, ce qui m’a semblé le moinsobscur. Je crois avoir été le premier à recueillir les noms et le nombre deshordes de l’Amérique septentrionale { Voyage en Amérique ) s malgré l’ariditéet la confusion des traditions de ces Sauvages, il est moins difficile de s’en faireune idée approximative que de répandre quelque clarté sur l'histoire des peu-ples germaniques. Les Romains, qui ignoraient les langues de ces peuples,ont tout confondu; et quand ces peuples se sont civilisés, déjà loin de leurorigine, ils n'ont plus trouvé que quelques chansons et des traditions orales,mélangées de fables et-de christianisme. Malheureusement la grande Histoiredes Goths de Cassiodore est perdue, et il ne nous en reste que l’abrégé deJornandès. Grotius adonné une édition des écrivains goths. Agathias, etsurtout Procope, offrent une des grandes sources de l’histoire gothique. Jor-nandès parle de quelques chroniques des Goths, en vers, citées par Abla-vius ; et l’on a, dans la traduction des quatre Évangiles par Ulphilas, le plusancien monument de la langue teutonique. Il est du quatrième siècle. Ulphi-las avait été obligé d'inventer des lettres inconnues pour exprimer certainssons de la langue des Goths. Le serment de Charles, en allemand, dansNi-thard (842 ), est postérieur de plus de quatre cent quatre-vingts années à latraduction d'Ulpbilas, et de plus de cinq siècles au chant teutonique qui célè-bre la victoire de Louis, fils de Louis le Bègue, sur les Normands, en 88t.La chronique de Marius, qui commence à l'an 435 et finit à l’an 58t, contientdes renseignements sur les Goths et sur les Bourguignons. On a une généa-logie des rois goths, publiée d'après un manuscrit du monastère de Moissae.
2 Adam de Brème, Saxo gramm. Les Eddas, les Saggas , {'Histoire deSuède, etc., etc.