ET SA COOR.
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uns des privilégiés en hommes et en femmes sansque cela s’étendît plus, et toujours avec le mêmeair de mystère qui dura toujours; et c’étaient cesparties secrètes, mais qui devinrent assez fréquen-tes , qu’on appelait des parvulo.
Alors Mlle Choin n’était plus dans les entre-solsque pour la commodité de Monseigneur. Elle couchaitdans le lit et dans le grand appartement où logeaitMme la duchesse de Bourgogne quand le roi allait àMeudon. Elle était toujours dans un fauteuil devantMonseigneur, Mme la duchesse de Bourgogne sur untabouret ; Mlle Choin ne se levait pas pour elle ; enparlant d’elle, elle disait, et devant Monseigneuret la compagnie : La duchesse de Bourgogne; etvivait avec elle comme faisait Mme de Maintenon ,excepté qu’elle ne l’appelait pas mignonne, ni elle matante, et que cette princesse n’était pas à beaucoupprès si libre, ni si à son aise là qu’avec le roi et Mme deMaintenon. Mgr le duc de Bourgogne y était forten brassière. Ses mœurs et celles de ce monde-làse convenaient peu. Mgr le duc de Berry, qui lesavait plus libres, y était à merveille. Mme la Du-chesse y tenait le dé, et quelques-unes de ses favo-rites y étaient quelquefois reçues. Mais pour toutcela, jamais Mlle Choin ne paraissait. Elle allait lesfêtes, à six heures du matin, entendre une messedans la chapelle dans un coin toute seule, bienempaquetée dans ses coiffes, mangeait seule