ET SA COUR.
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mêlé. Alors, il était inaccessible à tout, et, s’il ar-rivait quelque chose de pressé, c’était à Puységurà y donner ordre. Telle était à Farinée la vie de cegrand général, et telle encore à Paris, où la couret le grand monde occupaient ses journées, et lessoirs ses plaisirs. A la fin l’àge, le tempérament,la conformation le trahirent. Il tomba malade àVersailles d’une péripulmonie, dont Fagon euttout d’abord très-mauvaise opinion : sa porte futassiégée de tout ce qu’il y avait de plus grand;les princes du sang n’en bougeaient, et Monsieur yalla plusieurs fois. Condamné par Fagon, Curetti,Italien à secrets qui avaient souvent réussi, l’en-treprit et le soulagea , mais ce fut l’espérance dequelques moments. Le roi y envoya quelquefoispar honneur plus que par sentiment. J’ai déjà faitremarquer qu’il ne l’aimait point, mais le brillantde ses campagnes et la difficulté de le remplacerfaisaient toute l’inquiétude. Devenu plus mal, lepère Bourdaloue, ce fameux jésuite que ses admi-rables sermons doivent immortaliser, s’emparatout à fait de lui. 11 reçut ses sacrements , et té-moigna de la religion et de la fermeté. Il mourut lematin du 4 janvier 1695, cinquième jour de sa ma-ladie, et fut regretté de beaucoup de gens, quoique,comme particulier, estimé de personne, et aimé defort peu.