ACTE V, SCÈNE II. 37
iphitas. — Si bien donc, ma fille, que tu veux bien accepter ceprince pour époux.
xa princesse. — Seigneur, je ne sais pas encore ce que je veux.Donnez-moi le temps d’y songer, je vous prie, et m’épargnez un peula confusion où je suis.
: iphitas. — Vous jugez, prince, ce que cela veut dire, et vousvous pouvez fonder là-dessus.
euryale. — Je l’attendrai tant qu’il vous plaira, madame, cetarrêt de ma destinée ; et, s’il me condamne à la mort, je le suivraisans murmure.
iphitas. — Viens, Moron. C’est ici un jour de paix, et je te re-mets en grâce avec la princesse.
moron. — Seigneur, je serai meilleur courtisan une autre fois, etje me garderai bien de dire ce que je pense.
SCENE III.—ARISTOMÈNE, THÉOCLE, IPHITAS, LA PRINCESSE,EURYALE, AGLANTE, CYNTHIE, MORON.
iphitas, aux princes de Messène et de Pyle. — Je crains bien,princes, que le choix de ma fille ne soit pas en votre faveur ; maisvoilà deux princesses qui peuvent bien vous consoler de ce petitmalheur.
aristomène. — Seigneur, nous savons prendre notre parti; et, sices aimables princesses n’ont point trop de mépris pour des coeursqu’on a rebutés, nous pouvons revenir par elles à l’honneur de votrealliance.
SCENE IV.— IPHITAS, LA PRINCESSE, AGLANTE, CYNTHIE,PHILIS, EURYALE, ARISTOMENE, THÉOCLE, MORON.
philis, à Iphitas .— Seigneur, la déesse Vénus vient d’annoncerpartout le changement du cœur de la princesse. Tous les pasteurset toutes les bergères en témoignent leur joie par des danses et deschansons; et, si ce n'est point un spectacle que vous méprisiez,Vous allez voir l’allegresse publique se répandre jusques ici.