96 DON JUAN.
îIONsiidr ducanohb. — Elle est votre servante, monsieur. Je
WQOiL....
non juan. —Et votre petite fille Claudine, comment se porte-Hfile?
monsieur dimanche. — Le mieux du monde.don juan. — La jolie petite fille que c’est! Je l’aime de tou*rnjn cœur.
monsieur dimanche. — C’est trop d’honneur que vous lui faites,monsieur. Je vous....
lk»«' juan. — Et le petit Colin, fait-il toujours bien du bruit avecSCS tambour?
Monsieur dimanche. — Toujours de même, monsieur. Je....
Dwâ juan. — Et votre petit chien Brusquet, gronde-t-il toujoursaussi fort, et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vontchez vous?
monsieur dimanche. — Plus que jamais, monsieur, et nous nesaurions en cbevir.
don juan. — Ne vous étonnez pas si je m’informe des nouvellesde toute la famille ; car j’y prends beaucoup d’intérêt.
monsieur dimanche. — Nous vous sommes, monsieur, infinimentohligés. Je....
DOW juan, lui tendant la main. — Touchez donc là, monsieurDimanche. Êtes-vous bien de mes amis?monsieur dimanche. — Monsieur, je suis votre serviteur.don juan. — Parbleu! je suis à vous de tout mon cœur.monsieur dimanche. — Vous m’honorez trop. Je....don juan. — Il n’y a rien que je ne fisse pour vous.monsieur dimanche. — Monsieur, vous avez trop de bonté pourmoi.
DON juan. — Et cela sans intérêt, je vous prie de le croire.monsieur dimanche. — Je n’ai point mérité cette grâce assuré-ment. Mais, monsieur....
don juan. — Oh çà, monsieur Dimanche, sans façon, voulez-vous souper avec moi?
monsieur dimanche. — Non, monsieur, il faut que je m’en re-tourne tout à l’heure. Je....
don juan, se levant. — Allons, vite un flambeau, pour conduiremonsieur Dimanche, et que quatre ou cinq de mes gens prennentues mousquetons pour l’escorter.
monsieur dimanche, se levant aussi. — Monsieur, il n’est pasnécessaire, et je m’en irai bien tout seul. Mais....
(Sganarelle ôte les sièges promptement.)don juan. — Comment? Je veux qu’on vous escorte, et je m’intéresse trop à votre personne. Je suis votre serviteur, et, de plu»,votre débiteur.