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ACTE I, SCÈNE VI.éraste. — Justement
monsieur de pourceaugnac. — Toujours gai et gaillard.éraste. — Ma foi, j’en ai beaucoup de joie. Et monsieur votreoncle? Le....
monsieur de pourceaugnac. — Je n’ai point d’oncle.éraste. — Vous aviez pourtant en ce temps-là....monsieur de pourceaugnac. — Non : rien qu’une tante.éraste. — C’est ce que je voulois dire, madame votre tante.Comment se porte-t-elle?
monsieur de pourceaugnac. — Elle est morte depuis six mois.éraste. — Hélas! la pauvre femme! Elle étoit si bonne per-sonne!
monsieur de pourceaugnac. — Nous avons aussi mon neveu lechanoine qui a pensé mourir de la petite vérole.érast-e. — Quel dommage ç’auroit été!monsieur de pourceaugnac. — Le connoissez-vous aussi?éraste. — Vraiment si ie le connois! Un grand garçon bienfait.
monsieur de pourceaugnac. — Pas des plus grands.éraste. — Non; mais de taille bien prise.monsieur de pourceaugnac. — Hé! oui.éraste. — Qui est votre neveu?monsieur de pourceaugnac. — Oui.éraste. — Fils de votre frère ou de votre sœur?monsieur de pourceaugnac. — Justement,éraste. — Chanoine de l’église de.... Comment l’appelez-vous?monsieur de pourceaugnac. — De Saint-Étienne.éraste. — Le voilà; je ne connois autre.monsieur de pourceaugnac. à Sbrigani. — Il dit toute la pa-renté.
sbrigani. — Il vous connoît plus que vous ne croyez.monsieur de pourceaugnac. — A ce que je vois, vous avezdemeuré longtemps dans notre ville?éraste. — Deux ans entiers
monsieur de pourceaugnac. — Vous étiez donc là quand mor.cousin l’élu fit tenir son enfant à monsieur notre gouverneur?éraste. — Vraiment oui; j’y fus convié des premiers.monsieur de pourceaugnac. — Cela fut galant.éraste. — Très-galant.
monsieur de pourceaugnac. — C’étoit un repas bien troussé.éraste. — Sans doute.
monsieur de pourceaugnac. — Vous vîtes donc aussi la que-relle que j’eus avec ce gentilhomme périgordin7éraste. — Oui.
monsieur de podrceaugnac. — Parbleu ! il trouva a qui parler