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LES FRÈRES ENNEMIS.
Adieu. Nous ne faisons tous deux que nous gêner :Je veux pleurer, Créon; et vous voulez régner.
créon, arrêtant Antigone.
Ah madame! régnez, et montez sur le trône :
Ce liant rang n’appartient qu’à l’illustre Antigone.
ANTIGONE.
11 me tarde déjà que vous ne l’occupiez.
La couronne est à vous.
CRÉON.
Je la mets à vos pieds.
ANTIGONE.
Je la refuserais de la main des dieux même;
Et vous osez, Créon, m’offrir le diadème!
CRÉON.
Je sais que ce haut rang n’a rien de glorieuxQui ne cède à l’honneur de l’offrir à vos yeux.
D’un si noble destin je me connais indigne :
Mais si l’on peut prétendre à cette gloire insigne,
Si par d’illustres faits on la peut mériter,
Que faut-il faire enfin , madame?
ANTIGONE.
M’imiter.
CRÉON.
Que ne ferais-je point pour une telle grâce !Ordonnez seulement ce qu’il faut «pie je fasse :
Je suis prêt...
amtgone, en s'en allant.
Nous verrons.
créon, la suivant.
J’attends vos lois ici.
* Antigone, en s’en allant.
Attendez.
SCÈNE IV.
CRÉON, ATTALK, gardes.
ATTAI.E.
Son courroux serait-il adouci?Croyez-vous la lléchir?
CRÉON.
' ' Oui, oui, mon cher Attale