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BAJAZET.
Il ne sait pas l'amour qui vous parle pour lui;
Que vous et Bajazet vous ne laites qu’une âme;
Que plutôt, s’il le faut, vous mourrez...
ROXAKE.
Moi, madame
Je voudrais le sauver, je ne le puis liaïr;
Mais...
ATAUDE.
Quoi donc? qu’avez-vous résolu?
ROXAXE.
D’obéir.
D’obéir !
AT AUDE.
ROXAiNE.
Et que faire en ce péril extrême?11 le faut.
ATAUDE,
Quoi! ce prince aimable... qui vous aime,Verra finir ses jours qu’il vous a destinés!
ROXAINE.
Il le faut; et déjà mes ordres sont donnés.
ATAUDE.
Je me meur
ZATEV1E.
Elle tombe, et ne vit plus qu’à peine.
ROXAiNE.»
Allez, conduisez-la dans la chambre prochaine :Mais au moins observez ses regards, ses discours,Tout ce qui convaincra leurs perfides amours.
SCÈNE IV.
ROXANE.
Ma rivale à mes yeux s’est enfin déclarée.
Voilà sur quelle foi je m’étais assurée !
Depuis six mois entiers j’ai cru que, nuit et jour,Ardente, elle veillait au soin de mon amour :
Et c’est moi qui, du sien ministre trop lidèle,Semble depuis six mois ne veiller que pour elle,Qui me suis appliquée à chercher les moyensDe lui faciliter tant d’heureux entretiens,
Et qui même souvent, prévenant son «nvie,