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MITHRIDATE.
Et nous l’avons vu môme à ses cruels soupçonsSacrifier deux iils pour de moindres raisons.
Craignons pour vous, pour moi, pour la reine elle-mêmeJe la plains d’autant plus que Mitliridate l’aime :
Amant avec transport, mais jaloux sans retour,
Sa haine va toujours plus loin que son amour.
Ne vous assurez point sur l’amour qu’il vous porte :
Sa jalouse fureur n’en sera que plus forte.
Songez-y. Vous avez la faveur des soldats,
Et j’aurai des secours que je n’explique pas.
M’en croirez-vous? courons assurer notre grâce :Rendons-nous, vous et moi, maîtres de cette place;
Et faisons qu’à ses fds il ne puisse dicterQue les conditions qu’ils voudront accepter.
XII'UARi.S.
Je sais quel est mon crime, et je connais mon père;
Et j’ai par-dessus vous le crime de ma mère :
Mais, quelque amour encor qui me pôt éblouir,
Quand mon père paraît je ne sais qu’obéir.
piiaunacf..
Soyons-nous donc au moins fidèles l’un à l’autre :
Vous savez mon secret; j’ai pénétré le vôtre.
Le roi, toujours fertile en dangereux détours,
S’armera contre nous de nos moindres discours :
Vous savez sa coutume, et sous quelles tendressesSa haine sait cacher ses trompeuses adresses.
Allons, puisqu’il le faut, je marche sur vos pas ;
Mais en obéissant 11e nous trahissons pas.
ACTE DEUXIÈME.
SCÈNE I.
MON 1 ME, PHŒDIME.
PIlOKimiK.
Quoi ! vous ôtes ici quand Mitliridate arrive !Quand, pour le recevoir, chacun court sur la rive!Que faites-vous, madame? et quel ressouvenir