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MITÏIRIDATE.
l’IIOEDIME.
Sait-il en sa faveur jusqu’où fa votre estime?
Sait-il que vous l’aimez?
HOMME.
11 l’ignore, Phmdime.
Les dieux m’ont secourue; et mon cœur affermiN’a rien dit, ou du moins n’a parlé qu’à demi.
Itélas! si tu savais, pour garder le silence,
Combien ce triste coeur s’est fait de violence,
Quels assauts, quels combats j’ai tantôt soutenus!Pbœdime, si je puis, je ne le verrai plus :
Malgré tous les efforts que je pourrais me faire,
Je verrais ses douleurs, je ne pourrais me taire.
Il viendra malgré moi m’arracher cet aveu :
Mais n’importe, s’il m’aime, il en jouira peu;
Je lui vendrai si cher ce bonheur qu’il ignore,
Qu’il vaudrait mieux pour lui qu’il l’ignorât encore.
I’HOEDDIE.
On vient. Que faites-vous, madame?
hox ni F,.
Je ne puis :
Je ne paraîtrai point, dans le trouble où je suis.
SCÈNE II.
MITHRIDATE, PIIARNACE, XIPHARÈS, ARBATE,
GARDES.
MITHRIDATE.
Princes, quelques raisons que vous me puissiez dire,Votre devoir ici n’a point dù vous conduire,
Ni vous faire quitter, en de si grands besoins,
Vous, le Pont, vous, Colchos, confiés à vos soins.
Mais vous avez pour juge un père qui vous aime.
Vous avez cru des bruits que j’ai semés moi-même :
Je vous crois innocents, puisque vous le voulez,
Et je rends grâce au ciel qui nous a rassemblés.
Tout vaincu que je suis, et voisin du naufrage,
Je médite un dessein digne de mon courage.
Vous en serez tantôt instruits plus amplement.
Allez, et laissez-moi reposer un moment.