MITHRIDATE.
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SCENE
VI.
MITHRIDATE, ARRATE.
AlüiATK.
Soigneur, tous vos soldats refusent de partir :Pharnace les retient; Pharnace leur révèleQue vous cherchez à Rome une guerre nouvelle.
MITIUUDATE.
Pharnace ?
AIIDATE.
Il a séduit ses gardes les premiers,
Et le seul nom de Rome étonne les plus fiers.
De mille affreux périls ils se forment l’image :
Les uns avec transport embrassent le rivage;
Les autres, qui parlaient, s’élancent dans les Ilots,
Ou présentent leurs dards aux yeux des matelots.
Le désordre est partout; et, loin de nous entendre,
Us demandent la paix, et parlent de se rendre.Pharnace est à leur tète; et, flattant leurs souhaits,
De la part des Romains il leur promet la paix.
MITIUUDATE.
Ah le traître ! Courez : qu’on appelle son frère ;
Qu’il me suive, qu’il vienne au secours de son père.
AIIDATE.
J’ignore son dessein; mais un soudain transportL’a déjà fait descendre et courir vers le port ;
Et l’oa dit que, suivi d’un gros d’amis fidèles,
On l’a vu se mêler au milieu des rebelles.
C’est tout ce que j’en sais. i
MITIUUDATE.
Ah ! qu’est-ce que j’entendsPerfides, ma vengeance a tardé trop long-temps !
Mais je ne vous crains point : malgré leur insolence,Les mutins n’oseraient soutenir ma présence.
Je ne veux que les voir : je ne veux qu’à leurs yeuxImmoler de ma main deux fils audacieux.
SCÈNE VII.
MITHRIDATE, ARRATE, ARCAS.
Ali CAS.
Seigneur, tout est perdu. Les rebelles, Pharnace,