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T PTT I GÉNIE.
Ni crainte ni respect ne m’en peut détacher :
De mes bras tout sanglants il faudra l’arracher.
Aussi barbare époux qu’impitoyable père,
Venez, si vous l’osez, la ravir à sa mère.
Et vous, rentrez, ma fdle ; et du moins à mes loisObéissez encor pour la dernière fois.
SCÈNE V.
AGAMEMNON.
A de moindres fureurs je n’ai pas dû m’attendre ;Voilà, voilà les cris que je craignais d’entendre.Heureux si, dans le trouble où flottent mes esprits,
Je n’avais toutefois à craindre que ces cris !
Ilélas! en m’imposant une loi si sévère,
Grands dieux ! me deviez-vous laisser un coeur de père
SCÈNE VI.
AGAMEMNON, ACHILLE.
ACHILLE.
Un bruit assez étrange est venu jusqu’à moi,
Seigneur; je l’ai jugé trop peu digne de foi.
On dit, et sans horreur je ne puis le redire,Qu’aujourd’hui par votre ordre Iphigénie expire;
Que vous-même, étouffant tout sentiment humain,Vous l’allez à Calchas livrer de votre main :
On dit que sous mon nom à l’autel appeléeJe ne l’y conduisais que pour être immolée;
Et que, d’un faux hymen nous abusant tous deux,Vous vouliez me charger d'un emploi si honteux.
Qu’en dites-vous, seigneur? Que faut-il que j’en penseNe ferez-vous pas taire un bruit qui vous offense ?
AGAMEMNON.
Seigneur, je ne rends point compte de mes desseins.Ma fille ignore encor mes ordres souverains ;
Et, quand il sera temps qu’elle en soit informée,
Vous apprendrez son sort : j’en instruirai l’armée.
ACHILLE.
Ab ! je sais trop le sort que vous lui réservez.