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IPHIGÉNIE.
Je n’emporterai point nne rage inutile :
Plus de raisons; il faut ou la perdre ou périr.Viens, te dis-je. A Calchas je vais tout découvrir.
ACTE CINQUIÈME.
SCÈNE I.
IPHIGÉNIE, ÆGINE.
IPHIGÉNIE.
Cesse de m’arrêter. Va, retourne à ma mère,
Ægine : il faut des dieux apaiser la colère.
Pour ce sang malheureux qu’on veut leur dérober,Regarde quel orage est tout prêt à tomber;Considère l’état où la reine est réduite ;
Vois comme tout le camp s’oppose à notre fuite,Avec quelle insolence ils ont, de toutes parts,
Fait briller à nos yeux la pointe de leurs dards.
Nos gardes repoussés, la reine évanouie....
Ah ! c’est trop l’exposer : souffre que je la fuie;
Et, sans attendre ici ses secours impuissants,Laisse-moi profiter du trouble de ses sens.
Mon père même, hélas! puisqu’il faut te le dire,Mon père, en me sauvant, ordoitne que j’expire.
ÆGINE.
Lui, madame ! Quoi donc ? qu’est-ce qui s’est passé ?
IPHIGÉNIE.
Achille, trop ardent, l’a peut-être offensé :
Mais le roi, qui le hait, veut que je le haïsse;
Il ordonne à mon coeur cet affreux sacrilice;
11 m’a fait par Areas expliquer ses souhaits;
Ægine, il me défend de lui parler jamais.
ÆGINE.
Ah madame ! »
IPHIGÉNIE.'
Ah sentence ! ah rigueur inouïe !Dieux plus doux, vous n’avez demandé que ma vie !Mourons, obéissons. Mais qu’est-cc que je voi?
Dieux! Achille!