542
ESTHER.
ÉLISE.
Ciel ! quel nombreux essaim d’innocentes beautésS’offre à mes yeux en foule, et sort de tous côtés !Quelle aimable pudeur sur leur visage est peinte !Prospérez, cher espoir d’une nation sainte.
Puissent jusques au ciel vos soupirs innocentsMonter comme l’odeur d’un agréable encens !
Que Dieu jette sur vous des regards pacifiques 1
ESTIIEK.
Mes filles, chantez-nous quelqu’un de ces cantiquesOù vos voix si souvent, se mêlant à mes pleurs,De la triste Sion célèbrent les malheurs.
une isiiAÉuTE chante seule.Déplorable Sion, qu’as-tu fait de ta gloire?
Tout l’univers admirait ta splendeur :
Tu n’es plus que poussière, et de cette grandeurIl ne nous reste plus que la triste mémoire.
Sion, jusques au ciel élevée autrefois,
Jusqu’aux enfers maintenant abaissée,
Puissé-je demeurer sans voix,
Si dans mes chants ta douleur retracée,Jusqu’au dernier soupir n’occupe ma pensée !
TOUT LE CHOEUR.
O rives du Jourdain! ô champs aimés des cieux !Sacrés monts, fertiles valléesPar cent miracles signalées !
Du doux pays de nos aïeuxSerons-nous toujours exilées ?
UNE ISRAÉLITE, SCUle.
Quand verrai-je, ô Sion! relever tes remparts,
Et de tes tours les magnifiques faîtes ?
Quand verrai-je de toutes partsTes peuples en chantant accourir à tes fêtes ?
* TOUT LE CllOEUh.
O rives du Jourdain! ô champs aimés des cieux !Saerés monts, fertiles valléesPar cerit miracles signalées !
Du doux pays de nos aïeuxSerons-nous toujours exilées ?