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ACTE II, SCÈNE IX.
lk choeur chante.
Dieux impuissants, (lieux sourds, tous ceux qui vous implorentNe seront jamais entendus :
Que les démons, et ceux qui les adorent,
Soient à jamais détruits et confondus !
une Israélite chante.
Que ma bouche et mon cœur, et tout ce que je suis,Rendent honneur au Dieu qui m’a donné la vie.
Dans les craintes, dans les ennuis,
En ses bontés mon âme se confie.
Veut-il par mon trépas que je le glorifie,
Que ma bouche et mon cœur, et tout ce que je suis,Rendent honneur au Dieu qui m’a donné la vie.
ÉLISE.
Je n’admirai jamais la gloire de l’impie.
UNE AUTRE ISRAÉLITE.
Au bonheur du méchant qu’une autre porte envie.
ÉLISE.
Tous ses jours paraissent charmants ;
L’or éclate en ses vêtements :
Son orgueil est sans borne ainsi que sa richesse;
Jamais l’air n’est troublé de ses gémissements;
Il s’endort, il s’éveille au son des instruments;
Son cœur nage dans la mollesse.
UNE AUTRE ISRAÉLITE.
Pour comble de prospérité ,
Il espère revivre en sa postérité;
Et d’enfants à sa table une riante troupeSemble boire avec lui la joie à pleine coupe.
Tout le reste est chanté.
LE CHOEUR.
Heureux, dit-on, le peuple florissantSur qui ces biens coulent en abondance !
Plus heureux le peuple innocentQui dans le Dieu du ciel a mis sa confiance !
UNE ISRAÉLITE, SCUle.
Pour contenter ses frivoles désirs,
L’homme insensé vainement se consume :
Il trouve l’amertumeAu milieu des plaisirs.
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