■ ACTE T, SCÈNE IV.
Fit luire aux yeux mortels un rayon de sa gloire.
Dis-nous pourquoi ces feux et ces éclairs,
Ces torrents de fumée, et ce bruit'dans les airs,Ces trompettes et ce tonnerre ?
Venait-il renverser l’ordre des éléments?
. Sur ses antiques fondements
Venait-il ébranler la terre ? .
UNE AUTRE.
Il venait révéler aux enfants des HébreuxDe ses préceptes saints la lumière immortelle;
Il venait, à ce peuplé heureux,
Ordonner de l’aimer d’une amour éternelle.
TOUT LE CHOEUR. *
O divine, 6 charmante loi !
O justice, ô bonté suprême !
Que de raisons, quelle douceur extrêmeD’engager à ce Dieu son amour et sa foi !
* une voix seule.
D’un joug cruel il sauva nos aïeux,
Les nourrit au désert d’un pain délicieux ; .
II nous donne ses lois, il se donne lui-même :Pour tant de biens il commande qu’on l’aime.
LE CHOEUR.
. O justice, ô bonté suprême !
LA MÊME VOIX.
Des mers pour eux il entr’ouvrit les eaux,D’un aride rocher fit sortir des ruisseaux ;
Il nous donne ses lois, il se donne liii-même :Pour tant de biens il commande qn’on l’aime.
le choeur. ,
O divine, ô charmante loi !
Que de raisons, quelle douceur extrême ■D’engager à ce Dieu son amour et sa foi !
UNE AUTRE VOIX SCUle.
Vous qui ne connaissez qu’une crainte servile,Ingrats, un Dieu si bon ne peut-il vous charmerEst-il donc à vos cœurs, est-il si difficileEt si pénible de l’aimer ?
L’esclave craint le tyran qui l’outrage :
Mais des enfants l’amour est le partage :
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