ATHALIE.
59fi
On nous a fait sortir. J’ignore tout le reste,
Et venais vous conter ce désortlre funeste. . ..
JOSABET.
Ah ! de nos bras sans doute elle vient l’arracher ;
Et c’est lui qu’à l’autel sa fureur vient chercher.Peut-être en ce moment l’objet de tant de larmes...•Souviens-toi de David, Dieu, qui vois mes alarmes !
SALOMITH.
Quel est-il, cet objet des pleurs que vous versez?
ZACHARIE.
Les jours d’Éliacin seraient-ils menacés ?
SALOMITH.
Aurait-il de la reine attiré la colère ?
* ZACHARIE.
Que craint-on d’un enfant sans support et sans père ?
JOSABET.
Ah ! la voici. Sortons ; il la faut éviter.
• •
SCÈNE III.
ATIIALIE, AGAR, ABNER, suite d’atiiai ie.
AGAR.
Madame, dans ces lieux pourquoi vous arrêter?
Ici tous les objets vous blessent, vous irritent.Abandonnez ce temple aux prêtres qui l’habitent ;Fuyez tout ce tumulte, et dans votre palaisA vos sens agités venez rendre la paix.
ATHALIE.
Non, je 11e puis : tu vois mon trouble et ma faiblesse.Ya, fais dire à Mathan qu’il vienne, qu’il se presse.Heureuse si je puis trouver par son secoursCette paix que je cherche et qui me fuit toujours !
Elle s’assied.
SCÈNE IV.
ATHALIE, ABNER, suite d’atiialie.
ABNER.
Madame, pardonnez si j’ose le défendre :
Le zèle de Joad n’a point dit vous surprendre.
Du Dieu que nous.servons tel est l’ordre éternel :