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Théâtre complet : précédé d'une notice / de J. Racine
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ACTE m, SCÈNE VI.

De tontes tes horreurs, va, comble la mesuré.

Dieu s’apprête à te joindre à la race parjure,

Abiron, et Dathan, Doëg, Architophel :

Les chiens à qui son bras a livré Jézabel,

Attendant que sur toi sa fureur se déploie,v Déjà sont à ta porte, et demandent leur proie.

matiian , troublé.

Avant la fin du jour.... on verra qui de nous....Doit.... Mais sortons, Nabal.

NABAL.

Où vous égarez-vous?

De vos sens étonnés quel désordre s’empare ?

Voilà votre chemin.

SCÈNE VI.

JOAD, JOSABET.

JOSABET.

L’orage se déclare :

Athalie en fureur demande Éliacin.

Déjà de sa naissance et de votre desseinOn commence, seigneur, à percer le mystère :

Peu s’en faut que Mathan ne m’ait nommé son père.

JOAD.

Au perfide Mathan qui l'aurait révélé?

Votre trouble à Mathan n’a-t-il point trop parlé ?

JOSABET.

J’ai fait ce que j’ai pu pour m’en rendre maîtresse.Cependant croyez-moi, seigneur, le péril presse.Réservons cet enfant pour un temps plus heureux.Tandis que les méchants délibèrent entre eux,

Avant qu’on l’environne, avant qu’on nous l’arrache,Une seconde fois souffrez que je le cache ; •

Les portes, les chemins lui sont encore ouverts.Faut-il le transporter aux plus affreux déserts ?

Je suis prête; je sais une secrète issue

Par où, sans qu’on le voie, et sans être aperçue,

De Cédron avec lui traversant le torrent,

J’irai dans le désert où jadis en’pleurant,

Et cherchant comme nous son salut dans la fuite,David d’un fils rebelle évita la poursuite.

â2.