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RELÈVEMENT DE L’ÉGLISE ROMAINE
Bénédictins lors de l’invasion des Barbares, les Ordresmendiants, lors de premières attaques dirigées contrela corruption de l’église. (1540.) Les nouveaux soldatsde Jésus, les Jésuites, ne porteront pas le nom demoine, il était tombé trop bas ; cependant comme lesmoines ils vivront séparés du siècle et soumis à unerègle d’obédience. Ils sauront unir la politesse à l’aus-térité, la science mondaine au savoir religieux. On re-prochait à l’église d’être stationnaire ; ils recommen-ceront l’œuvre de la mission. La vente des indulgencesavait été l’occasion du schisme ; ils ne prendront au-cune rétribution pour l’exercice des fonctions saintes ;personnellement, ils feront vœu de pauvreté, mais laSociété pourra s’enrichir. Leur morale s’accommoderaà leur rôle et leur politique à celle du siècle. Dès lorsplus de trêve; l’heure des compromis est passée :l’église s’est armée et se dispose au combat.
Au moment où s’accomplissait cette évolution,Charles V et François I er conclurent la paix de Crespy(1544) et se promirent de travailler, d’un commun ac-cord, à sauver la foi catholique des périls où la réformel’avait jetée. Bientôt se déployèrent les effets de cespromesses. Quelques cents Vaudois de Provence,échappés à un massacre affreux, atteignirent à traversmille dangers la terre libre de Genève; reste d’unpeuple digne d’un meilleur sort, ils avaient vu détruireleurs habitations et envoyer ramer sur les galères duroi ceux des leurs qui n’avaient pu s’échapper. L’em-pereur se disposait, de son côté, à remplir ses enga-gements ; mais procédant à sa manière, il cachait laguerre en la préparant et, tout en parlant de liberté de