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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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100 RELÈVEMENT DE L’ÉGLISE ROMAINE

quement contre les Impériaux les dernières libertés de .l’Italie. Ils s’y trouvèrent de nouveau en présence deJacques Médici, le mauvais génie que les Suisses ren-contraient en tous lieux, et succombèrent la plupartdans une bataille malheureuse qu’ils lui livrèrent àSiannogallo. (Août 1554.)

La chute de Sienne (1555) eut, en Suisse, un dou-loureux retentissement. Les républiques disparais-saient l’une après l’autre et l’Europe semblait penchervers la servitude. Ce fut néanmoins à ce moment quele protestantisme remporta une victoire inattendue, etqu’une diète de l’empire allemand reconnut la libertéde culte des états luthériens. (1555.) Le sceptre s’é-chappait de la main tremblante de Charles Y. Ce mo-narque descendit du trône, après avoir donné aumonde un nouvel exemple de l’impuissance de l’hommeà résister au cours des choses. L’équilibre européen setrouva maintenu. Les Confédérés y avaient contribué;ils avaient eu, sur les champs de bataille, autantd’hommes en campagne que les grandes puissances,et l’on avait reconnu de nouveau que, selon qu’ils seportaient de l’un ou l’autre côté, la victoire y passaitavec eux. Au dedans, ils s’étaient rapprochés. Berne,toujours attentive aux moyens d’affermir sa puissance,sut même trouver dans cet apaisement l’occasion des’agrandir dans la Suisse romande.

Des comtes qui, dans le moyen âge, avaient régnédans l’Helvétie, les Neuchâtel et les Gruyère étaientles seuls dont les châteaux se dessinassent encore avecquelque orgueil, appuyés l’un au flanc des Alpes, l’au-tre aux sombres forêts du Jura. Depuis que leurs sujets