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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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GENEVE

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grand ; » il s’agissait de montrer que ce titre était mé-rité. Une armée, qui comptait dans ses rangs 1500Confédérés, s’approcha du Léman; mais en mêmetemps accoururent au secours de Genève Suisses etFrançais. La ville que Charles-Emmanuel croyait pou-voir emporter d’un coup de main se trouva placée àla tête d’une moitié de l’Europe ; le duc n’avait réussiqu’à persuader la France de la nécessité de resserrerses liens avec les cantons. Tous, à l’exception de Zu-rich et de Berne, renouvelèrent, le 22 juillet 1582,leur alliance avec le roi. Berne finit même par se ré-soudre à conclure avec ce monarque une convention,qui comprenait le Pays de Vaud. (1582.) Deux ansplus tard, elle sut obtenir pour Genève l’alliance deZurich. (1584.)

Quelque temps l’étoile de Savoie pâlit devant celledu roi ; mais déjà de nouveaux orages s’appesantis-saient sur la cour de France. La race des Valois était’près de s’éteindre, et quand un prince calviniste,Henri de Navarre, se présenta comme héritier pré-somptif de la couronne, les consciences se partagèrententre la religion et la légitimité. A la voix du papeSixte V, une sainte ligue se forma autour de Guise,tandis qu’à Madrid Philippe II se préparait à renverserle trône chancelant des lis. C’est alors que les jésuitesfirent du régicide une oeuvre sainte, qu’Elisabeth d’An-gleterre faillit être frappée et que le prince d’Orangetomba sous le poignard. Les Confédérés n’en envoyè-rent pas moins à Henri III leurs fidèles soldats. Mais lefaible prince ayant fléchi sous l’orage et pris la croixdes ligueurs, tout en France se tourna contre Henri