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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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202 LA RÉVOCATION DE L’ÉDIT DE NANTES

hommes prêts* à défendre Bâle, si cette ville était me-nacée.

La paix de Nimègue mit fin à cet état de choses.(1678.) Louis sut la commander, en divisant ses ad-versaires. L’empereur dut céder Fribourg, l’Espagnela Franche-Comté. Les Suisses furent nommés dansle traité ; ce fut leur récompense pour s’être employésà procurer à la France une nouvelle frontière, deGenève à Bâle. Au lieu d’un prince faible, éloigné, ilss’étaient donné pour voisin le monarque dont le lan-gage envers eux était celui du commandement plussouvent que de l’amitié. L’érection de la forteresse deHuningue, en face de Bâle, et la conquête de Stras-bourg par surprise, en pleine paix, achevèrent de leurapprendre quelle position ils s’étaient faite. Il leur fal-lut toutefois un nouvel avertissement et une viveimpulsion du dehors pour les ramener dans des voiesmoins éloignées d^celle de la liberté.

IV •

La révocation de l’édit de Nantes.

1678 à 1700.

Depuis qu’il avait pris les rênes de l’état, Louis XIVavait renfermé les calvinistes de France dans les limi-tes les plus étroites de l’édit de Nantes. De ses mi-nistres, Colbert seul protégeait une religion professéepar les négociants les plus accrédités, les manufactu-riers les plus industrieux et les plus honnêtes gens duroyaume. Mais quand le pouvoir passa aux mains des