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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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DÀVEL

la baïonnette au fusil. Les jours suivants, trois centsYaudois, brillante élite, et cent Zuricois entrèrentdans la ville. Fatio, condamné à être arquebusé danssa prison, suivit avec recueillement la prière pronon-cée par le pasteur Bénédict Pictet, et tomba percé dequatre balles. La garnison de Genève fut portée à720 hommes.

Six ans après, un mouvement semblable à celui quenous venons de voir se produire à Genève, fut apaisédans Zurich par le moyen de la modération. Zurichétait gouvernée par des hommes, marchands pour laplupart, qui siégeaient, leur gazette et leur correspon-dance à la main, occupés de leurs affaires personnellesau moins autant que de la chose publique. Ils avaientlaissé le désordre pénétrer dajis le militaire, l’église,l’école, dans toute l’administration. La justice étaitvénale, leur suffrage au plus offrant. Le mécontente-ment fermentait dans les tribus. Chacune d’elles choi-sit quatre délégués, et ces délégués chargèrent de parlerpour eux un savant d’un nom européen, J.-J. Scheuch-zer, connu comme physicien et comme naturaliste; sareligion était pratique, sa méthode celle qui a conduitl’esprit humain à plus de découvertes depuis deuxsiècles, qu’il n’en a fait dans d’autres voies pendantdes milliers d’années ; il accepta le mandat de ses con-citoyens. Mais les bourgeois de Zurich ne surent pasformuler, comme l’avaient fait ceux de Genève, leursrequêtes sous un petit nombre de chefs ; ils en compo-sèrent de longs cahiers, vaste amas de plaintes, devœux, souvent contradictoires; ils ne s’accordaientque dans leur opposition à l’établissement des domi-