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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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ÉLABORATION D’üN NOUVEAU PACTE 329

mait être le Jura, jusqu’au Fort-l’Ecluse, et cette chaînedes Alpes qui, partant du Vuache, sépare le Faucignydu Genevois et va se perdre dans les glaces éternellesque domine le Mont-Blanc. Le canton de Yaud eût vusans déplaisir un canton de Genève agrandi partageravec lui tout le bassin du Léman. Laharpe fut écoutédu congrès; il échoua néanmoins par l’opposition delàFrance, de la Suisse elle-même et surtout de Genève.Les Genevois craignirent de se voir absorbés dansun grand canton catholique. La France mit à la ces-sion du Pays de Gex des conditions inacceptables. LaSuisse, de son côté, repoussa l’agrandissement qui luiétait offert, soit comme un danger, soit comme uneinfidélité aux relations amicales qui l’unissaient depuisdes siècles à ses puissants voisins. Le seul agrandis-sement qu’il parut sage d’accepter fut, du côté deSavoie, celui du territoire nécessaire à désenclaverGenève et à assurer ses approvisionnements, du côtéde France, celui de l’enclave de Versoix qui séparaitle canton de la Suisse. Les Genevois obtinrent l’un etl’autre. Le roi de Sardaigne consentit à se dessaisir,en leur faveur, d’un territoire situé entre le Salève etle lac Léman, peuplé d’environ 8000 âmes et placésous des garanties destinées à y maintenir la religioncatholique. Le Ghablais et le Faucigny ne furent doncpas donnés aux Confédérés ; mais les puissances, en-trant dans la pensée de Laharpe, crurent devoir lescomprendre dans la neutralité assurée à la Suisse parla paix de Paris. (Déclaration du 26 mars 1815.) _

Le bon vouloir des alliés se montra sur d’autrespoints par l’offre qu’ils firent aux Confédérés de leur