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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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RESTAURATION

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nouvelle élection la campagne fut exclue. L’adminis-tration était économe, équitable; mais la séparationdes classes sociales se tranchait toujours davantage.Arrivait-il qu’un lieu public, la maison de bains duGourniguel, par exemple, rapprochât la haute sociétéde la classe inférieure, les patriciens se réunissaientpour la danse avant le repas du soir, et dès que, aprèsce repas, un bourgeois se montrait sur le seuil de lasalle, tous prenaient le bras de leurs dames et sortaientfièrement. A Schwitz, la landsgemeinde ne craignitpas d’exclure de toute participation aux biens commu-naux, et de l’éligibilité aux charges, toute une classed’hommes ( Beysassen , Landsassen ) que la constitu-tion reconnaissait comme les égaux de leurs conci-toyens. (1829.) Les Haut-Vallaisans rétablirent leurdomination sur le Bas-Vallais. Même dans les nouveauxcantons il se formait des majorités compactes et quel-ques hommes influents disposaient de la chose pu-blique.

Ce qui se passait chez les Suisses se manifestait pa-reillement autour d’eux; tous les gouvernements tra-vaillaient à l’affermissement de leur pouvoir et aurelèvement du passé. La réaction se montrait dansl’église comme dans l’état. A la suite des grandes ré-volutions politiques apparaissent d’ordinaire, dans lecours de l’histoire, des agitations religieuses. On de-vait donc s’attendre, après les guerres nées de la ré-volution française, à voir se produire, au sein de lapaix, un réveil des consciences. Il eut lieu, en Suissecomme ailleurs, chez les catholiques comme chez lesprotestants, chez chacun selon l’esprit de sa religion.