RESTAURATION
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maintien, et le nonce, ayant su gagner en leur faveurles voix de trois cantons protestants, réussit à faireentrer dans le Pacte cet article 12, qui plaçait les biensdes couvents sous la garantie de la Confédération en-tière, et devait, un quart de siècle plus tard, partagerde nouveau la Suisse en deux camps.
La réorganisation des diocèses fut une œuvre longueet difficile. La Suisse ressortait à sept évêchés. Leplus considérable était celui de Constance, qui em-brassait presque tous les cantons orientaux. Rome,dont la politique était de diviser le pays en circons-criptions d’une moyenne étendue, sur lesquelles l’ac-tion de la nonciature pût s’exercer facilement, séparala Suisse d’avec l’antique évêché, pour en réunir unepartie à l’évêché de Bâle (1828), et en faire servir Uneautre à former un nouveau diocèse, celui de Coire-Saint-Gall. (1824.) Toutefois n’ayant pas obtenu pourcette dernière création l’adhésion des gouvernements,elle se vit contrainte à former du canton de Saint-Gallun évêché distinct. (1837.) La révolution avait brisé lelien qui rattachait l’évêque de Lausanne, ou de Fri-bourg, au métropolitain de Besançon, et le cours desévénements avait ajouté Genève à son diocèse. L’évê-que de Sion avait perdu le titre et les droits de princesouverain du Vallais; on lui avait conféré, commeindemnité, le privilège de siéger, avec un quadruplesuffrage, dans la représentation du pays. La Suissecatholique se trouva donc, au nord des Alpes, par-tagée en cinq évêchés, tous relevant immédiatementde Rome. Au sud, le Tessin continua de dépendre de
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HIST. SUISSE, II