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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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RESTAURATION

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conçu de l’anarchie, écrivit la Théorie de la Restaura-tion. Les évêques interdirent la lecture de la Bible etne permirent plus les mariages mixtes. Des associa-tions semèrent sur le pays des récits de miracles etdes encouragements aux pèlerinages. Le même espritse répandit, à la fois, dans la Suisse allemande et dansla Suisse française. Dans les villages mixtes, où lesenfants des deux confessions avaient vécu dans desrapports journaliers, parents, enfants reçurent l’ordrede s’interdire la fréquentation des protestants; dansceux où le même temple servait aux deux cultes, ils’éleva de riches églises à l’usage du seul culte ro-main. D’autres s’élevèrent dans nombre de villes de laSuisse protestante. Le zèle suffisait à tout. La disci-pline permettait à l’armée de vaincre avec son chef. Ils’agissait, selon l’expression reçue, de renverser Car-thage et d’édifier Rome.

De leur côté, les églises protestantes avaient aussileur réveil. De jeunes hommes poussèrent le cri derégénération. Ils relevèrent l’antique flambeau, et ré-pandirent, avec d’éternelles vérités, les fausses clartésd’esprits que l’expérience n’avait pas éclairés. On aattribué cette œuvre à des étrangers; elle fut bienplutôt le retour à la religion des réformateurs, de quices étrangers avaient reçu les doctrines qu’ils rappor-taient aux lieux d’où ils les avaient reçues. Le peuples’agita. Il le fit surtout chez nos populations de languefrançaise, qui ne savent pas comme celles de l’Alle-magne renfermer leurs impressions religieuses enelles-mêmes, ou les répandre en vague poésie. Ladéchirure en fut plus sensible. Une loi vaudoise, du