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LA SUISSE SOUS LE PACTE DE 1815
tiaire. (1820.) Les premiers bateaux à vapeur s’étaientmontrés sur nos lacs. (1825.) La Société helvétique,fille du siècle passé, se réveilla après un long sommeil.Dans sa réunion de mai 1830, Schinz lui rappela quenos gouvernements n’existaient que par le peuple etpour le peuple-. Déjà sous ces inspirations des réformess’étaient opérées à Zurich, à Lucerne, dans l’Appenzellet dans le Tessin. D’autres étaient demandées, quandarriva de Paris la nouvelle de la révolution qui venait»en trois jours, de renverser Charles X et de portersur son trône Louis-Philippe d’Orléans.
YII
La Suisse sous le Pacte de 1815.
# 2*LE PEUPLE SOUVERAIN
1830 a 1833.
Il existe toujours en Suisse deux courants, dont l’uniporte la nation à des réformes, et l’autre la tient atta-chée à ses traditions historiques ; de là le caractère deson développement, qui a été sain, mais lent. C’estinsensiblement que les premiers Confédérés se sontretirés de l’empire d’Allemagne, quoiqu’il ne s’y trou-vât aucune place pour une fédération républicaine. Demembres de l’empire, ils sont devenus ses cousins,puis simplement ses amis. De nouvelles populationsont, à leur tour, rompu les liens qui les unissaient àl’Autriche, à la Bourgogne, à la Savoie. La Confédéra-tion a fait un pas en arrière quand la France a misfortement le pied chez elle, et quand il s’est trouvé