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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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350 LA SUISSE SOUS LE PACTE DE 1815

(Mars 1831.) De ses deux bourgmestres, l’un, Rein-hard, résigna sa charge, portée en des temps difficiles,et l’autre, David de Wyss, entouré de l’estime géné-rale, demeura, avec Usteri, à la tête de la républiquerajeunie. Bientôt deux partis se trouvèrent en pré-sence, les modérés et les radicaux. Quelque tempsles modérés l’emportèrent; mais, ayant essayé de sou-mettre à une loi la puissante Société de tir qui embras-sait la Confédération entière, ils furent battus en GrandConseil, et se retirèrent du gouvernement. Les rênesde l’état passèrent alors aux radicaux, qui les tinrentd’une main forte. Sous l’impulsion du jurisconsulteLouis Keller, des bourgmestres Melchior Hirzel etJ.-J. Hess, du professeur Gaspard d’Orelli, de GeorgesNægueli, rénovateur de la musique populaire, et deThomas Scherr, ils renouvelèrent l’instruction publi-que; ils créèrent des écoles secondaires, un séminaired’instituteurs, une école cantonale et une université,dans laquelle prirent place les théologiens Hirzel, Hit-zig et Schweitzer auprès des jurisconsultes Keller etBluntschli, les naturalistes Schœnlein et Oken auprèsdu philologue d’Orelli. Quarante mille suffrages sanc-tionnèrent la nouvelle constitution.

Saint-Gall, après bien des assemblées tumultueuses,suivit l’exemple de Zurich, et Baumgartner y prit, à latête du gouvernement, la place de Muller de Friedberg.En Argovie, un soulèvement contraignit les Conseilsà voter une constituante. A Lausanne, elle fut pareille-ment votée à la suite d’une manifestation populaire. ALucerne, à Fribourg, à Soleure, à Schaffhouse, mêmerévision de la loi de l’état. Les constitutions nouvelles