AVERTISSEMENT DES EDITEURS.
VII
de la parole, cette idée naît avec bien plus d’aisance,de simplicité et de largeur.
On a cru devoir, en général, adopter l’ordre desmatières suivi dans les cahiers, plutôt que celui desnotes, lorsqu’il s’est trouvé à cet égard quelque diffé-rence. Ces changements sont fréquents, mais peu im-portants ; ils expriment le dernier choix auquel s’étaitarrêtée la pensée du maître. Ces circonstances, jointesau peu de développement des manuscrits, ont dé-tourné de l’emploi des crochets, dont la répétitionserait devenue fatigante. Les morceaux entièrementécrits de la main de l’auteur sont ici l’heureuse excep-tion; ils ne forment pas le tissu général. Le lecteurdiscernera sans effort cette plume concise et aiguisée,de la parole un peu moins précise, mais non moinsvivante et colorée qui a passé dans les cahiers desétudiants. Si l’on veut comparer notre texte au courssur Madame de Staël et Chateaubriand, sténographiésous les yeux de l’auteur, et qui forme aujourd’huile premier volume des Études sur la littérature fran-çaise au dix-neuvième siècle , on reconnaîtra l’analogiedes deux manières.
Quelquefois M. Vinet a reproduit les appréciationsde sa Chrestomathie française. On a eu soin d’indiquerla citation et la source.
Ce que nous regrettons plus encore peut-être quela continuité d’un style frappé à un coin si net, cesont les justes proportions auxquelles l’auteur lui-même aurait ramené son cours. Nous n’avons pu ysuppléer, ni effacer quelques répétitions. Ce défaut