INTRODUCTION.
K
dans le sens du libre penser contre la contrainte deslois et des institutions. Il est à la fois le représentantd’un christianisme plus fervent et celui des droits del’esprit humain. Néanmoins ce mouvement, qui vivifiele catholicisme, n’atteint pas l’autorité du principe de cedernier; il en donne, au contraire, la mesure. Quellen’était pas la force d’une unité que le jansénisme,appuyé sur son bon droit et sur son génie, n’a puébranler? C’est que le dix-septième siècle avait par-dessus tout besoin de repos; heureusement ce reposfut glorieux. Le catholicisme possédait alors de sigrands hommes qu’ils firent aimer ou du moins ho-norer son autorité. La politique y trouva son compte.
En politique. L’autorité règne sans contrôle. Les* parlements sont muets. La Fronde n’est qu’un mouve-ment sans portée. Les questions politiques sont géné-ralement écartées. Aucun des esprits du temps nedirige l’attention sur ces points-là, sauf, vers la fin dusiècle, Fénelon et Massillon. Partout ailleurs le silence.La Bruyère mérite peut-être une exception.
En littérature enfin. Ici, plus qu’ailleurs, s’il estpossible, le même besoin d’autorité se fait sentir.C’est alors que s’établissent des formes convention-nelles, dont quelques-unes se justifient, dont quel-ques autres sont adoptées sans examen. C’est unesorte de religion littéraire, mélangée de superstitionsans doute, mais non pas superstition en elle-même,parce qu’elle est fondée sur des principes vrais. Ellese rattache au culte de l’antiquité, de l’antiquité im-parfaitement comprise, il est vrai, mais goûtée, hono-