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MARIE STUART.
La France avait beaucoup contribué à assurerce grand résultat. Exposée aux attaques continuellesdu même ennemi, elle avait contracté avec l’Ecosseau treizième siècle une alliance qui dura jusqu’à lafin du seizième et qui fut également utile aux deuxpays, puisqu’elle les aida tour à tour à se délivrerdes Anglais. Cette alliance fut entretenue avec soinpar les rois de France, qui envoyèrent des secoursaux Ecossais lorsque ceux-ci étaient en péril, et quien reçurent des Ecossais quand ils y furent eux-mêmes ; qui s’entourèrent d’une garde écossaise,donnèrent des titres et des terres à quelques mem-bres des importantes maisons de Stuart, de Douglas,d’Hamilton, et ouvrirent leur cour comme un asileou comme une école à la noblesse d’Écosse venuesur le continent pour s’y réfugier ou pour s’y for-mer. Elle dura jusqu’à la fin du seizième siècle, etne contribua pas peu aux destinées de Marie Stuarten la rendant Française par sa naissance, son éduca-tion, son premier mariage, ses mœurs, et en provo-quant l’esprit d’insurrection dans la haute aristocra-tie de l’Ecosse, qui devint trop puissante pendant laminorité et l’absence de cette princesse.
Les cinq rois qui précédèrent Marie Stuart sur letrône, obéissant à la tendance générale qui pous-sait tous les États à la concentration de l’autorité,avaient tenté vainement d’assujettir à la règle mo-narchique et de plier à l’obéissance cette formida-