CHAPITRE PREMIER.
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de suivre et vis-à-vis des novateurs religieux dontles doctrines pénétraient sourdement en Ecosse, etvis-à-vis des seigneurs territoriaux qui supportaientimpatiemment le poids de son autorité. Il persécutales protestants par des lois et des exécutions cruelles,et il étendit ses violences aux plus grandes famillesdu royaume. Tout soupçon de complot de la partde celles-ci était suivi de redoutables châtiments.Poussée au dernier degré d’irritation et de haine,la noblesse n’attendit qu’une occasion pour donnercours à ses sentiments contre Jacques V. Cette oc-casion se présenta bientôt.
Henri VIII pressa de nouveau le roi d’Écosse dese joindre à lui et d’introduire la réforme dans sonpays. Il se transporta même à York, où Jacques Vavait promis de se rendre de son côté. Mais pendantsix jours l’oncle y attendit vainement le neveu, et,dans sa fureur, lui déclara immédiatement la guerre.Ce fut pour Jacques V le moment périlleux. Il nepouvait repousser le roi d’Angleterre qu’avec l’assis-tance armée de la noblesse d’Écosse, qui se trouvaitplus intéressée à l’affaiblir qu’à le rendre victorieux.Il en fit la triste expérience. Les Anglais étant rentréschez eux après avoir ravagé les frontières d’Écosse,les nobles écossais refusèrent de les y poursuivre, endéclarant à Jacques V que cette guerre était con-traire aux intérêts du royaume, et que d’ailleurs laretraite des ennemis en rendait la continuation in-
TOM. I.
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