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MARIE STUART.
aucune troupe permanente. Leur armée était restéeféodale. Au premier signal accouraient sous leur ban-nière, pour y demeurer fort peu de temps, tous ceuxqui devaient le service militaire. Les rois, n’ayantpoint de force propre pour abattre la noblesse, n’a-vaient pas non plus d’administration régulière qu’ilspussent substituer à son autorité désordonnée. Ré-duits à se servir des seigneurs territoriaux les unscontre les autres, ils dépossédaient ceux qui leurétaient contraires pour agrandir ceux qui leur étaientfavorables. Ils déplaçaient ainsi la puissance aristo-cratique sans l’affaiblir, et, au lieu de briser les ca-dres de la féodalité, ils les remplissaient autrement.Ils ne faisaient pour ainsi dire que changer d’anta-gonistes. Ils avaient bien tenté de rendre inaliénablele domaine de la couronne, de revendiquer les droitsroyaux usurpés, d’abolir la garde héréditaire desfrontières, de diminuer de plus en plus les fonc-tions transmissibles des pères aux enfants, d’inter-dire les confédérations des barons ; mais, cédanteux-mêmes à l’irrésistible entraînement de l’usage
basciatore al re Edouardo del 1551, et poi painarcha elettoet Acquileia. ( Bibl . nat., ms. Saint-Germain, n° 793,/. 29.)D’après Lethington, secrétaire d’État de Marie Stuart, elletirait en 1563 de l’Ecosse 200,000 écus par an. C’est ce qu’ildit à l’ambassadeur espagnol Quadra, qui l’écrit à Philippe II.« Dixome que vale dozientos mil escudos de renta, lo quesu a ma possee en Escocia. » (Quadra au roi. Dépêche ms.du 18 mars 1563. Archives de Simaïicas.)